Paracha Terouma : savoir d’où viennent les richesses

Chaque semaine, nous vous proposons un résumé de la paracha lue à Chabbat. Cette semaine, découvrez la paracha Terouma. Retrouvez ici la paracha de la semaine dernière.

 

 

Cette paracha nous décrit la manière dont est fabriqué le Michkan -le Temple portatif- dans lequel résidait la Présence divine lors des pérégrinations du peuple juif dans le désert du Sinaï. Parmi les nombreux éléments qui composent ce Tabernacle, se trouvait la Table des Pains : le Choulhan. Évidemment, la Torah ne se serait pas attardée aussi longuement en détails techniques de construction antique si cela n’avait pas un impact sur notre vie quotidienne. Mais pour comprendre le message que l’on peut retenir d’une simple table de bois recouverte d’or, il faut se pencher sur ce que nous enseignent les Sages.

Sur la Table sainte étaient posés chaque Chabbat douze pains, agencés en deux piles de six pains. Une famille de Cohanim avait la charge de cuire ces pains tous les vendredis, et un miracle s’opérait à chaque fois que l’on retirait les pains de la semaine passée pour les remplacer par les nouveaux pains sortant du four. En effet, les pains vieux d’une semaine étaient encore chauds et aussi frais et moelleux que s’ils venaient de sortir du fournil. Lors des fêtes de pèlerinages des Bénei Yisraël, dans le Temple, les prêtres soulevaient le Choulhan chargé des pains chauds et le montraient au peuple en s’écriant : « Voyez combien Hachem vous aime ! »

Par le mérite de cette sainte Table, la bénédiction de la nourriture s’étendait au monde entier. C’est pourquoi Dieu avait ordonné qu’elle ne restât jamais vide, des pains devaient en permanence trôner dessus. Car Sa bénédiction ne repose que sur une chose substantielle.

Ainsi, au moment où l’on récite le Birkat Hamazone, les bénédictions après les repas, nous devons faire en sorte que la table sur laquelle nous avons mangé ne soit pas entièrement vide de nourriture, car la bénédiction d’En-Haut ne repose pas sur une table vide.

Lorsque le Temple existait encore, le Choulhan diffusait la bénédiction pour la nourriture au pays tout entier. Mais après sa destruction, ils avaient beau ensemencer la terre, leurs récoltes restaient maigres. Ceci est dû à la perte du Choulhan.

La Table sainte était située au nord du Temple. Cette position indique l’attitude fondée de la Torah qu’il convient de prendre envers le succès et la prospérité (que la Table symbolise) : tout homme pourrait être tenté de s’adonner aux agréments et aux plaisirs que ce monde lui offre. il doit savoir néanmoins qu’il s’agit là du conseil du mauvais penchant. Le Choulhan était placé au nord, qui est aussi le côté gauche (lorsque l’on se situe la face vers l’est), comme le dit le Roi Salomon « Le cœur de l’insensé est à gauche » (Ecclésiaste 10 ; 2).

Ainsi, nous devons prendre conscience que la nourriture et la richesse ne proviennent que de l’Éternel, et que nos efforts pour gagner notre vie ne sont qu’un réceptacle à la subsistance que nous recevons du Ciel. De plus, il nous faut garder à l’esprit que l’excès de plaisir dû à une grande prospérité dans les affaires financières peut rapidement devenir un obstacle à notre évolution spirituelle. L’essentiel étant le succès dans la pratique des mistvots (commandements) et dans l’étude de la Torah.

Chabbat Chalom !

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Avner Nahum

Passionné de Torah et de littérature, je partage mon temps entre l'enseignement et les médias. Ma devise : vivement Chabbat !

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