Paracha Tétsavé : une leçon de pudeur

Chaque semaine, nous vous proposons un résumé de la paracha lue à Chabbat. Cette semaine, découvrez la paracha Tetsavé. Retrouvez ici la paracha de la semaine dernière.

Cette paracha nous décrit les différents habits que devaient porter les Cohanim ainsi que le Cohen Gadol, le Grand Prêtre, dans le Temple lorsqu’ils procédaient aux sacrifices et aux différentes tâches sacerdotales. Parmi ses vêtements, la Torah nous mentionne le couvre-chef des Cohanim : il s’agit d’un turban  formé d’une longue bande de lin blanc enroulée plusieurs fois autour de la tête.

Quel enseignement pouvons-nous tirer de ce curieux turban ?

Les Sages racontent l’histoire d’une femme nommé Kim’hi, dont chacun de ses enfants devinrent un jour Cohen Gadol. Les autorités religieuses de l’époque s’émerveillèrent de l’honneur qu’Hachem lui avait fait. Ils lui envoyèrent un messager pour demander quels actes lui ont fait mériter d’être distinguée d’une manière aussi extraordinaire. Elle leur envoya cette réponse : même les murs de ma maison n’ont jamais vu ma tête découverte !

Faisant un jeu de mot avec son nom, les Sages commentèrent : toute farine se ressemble, mais celle de Kim’hi (dérivée de kémah’, la farine) est la plus fine d’entre elles ! Une femme de grande pudeur reçoit pour récompense des fils qui revêtiront les habits de la prêtrise.

Bien que Kimh’i ait eut la possibilité halakhique de rester tête nue lorsqu’elle était seule, ou bien en seule présence de son mari, ce qui est parfaitement permis, elle s’abstenait de le faire par sentiment de crainte et de pudeur face à la Présence divine. Aussi devint-elle mère de fils qui, en qualité de Cohen Gadol, méritèrent une expérience intense de la Présence d’Hachem.

Le ‘Hafetz ‘Haïm demanda un jour à Rav Méïr Karelitz, frère du ‘Hazon Ich, et lui-même géant de la génération, comment ses parents avaient mérité d’avoir des fils d’une stature aussi extraordinaire. Il répondit qu’on avait posé la question à sa mère, qui lui avait répondu : « Il y a une bonne raison à cela. Lorsque je me lavais les cheveux la veille de Chabbath, je demandais à deux femmes de se tenir à mes côtés et de couvrir ma chevelure d’un drap afin que les murs de ma maison ne me voient pas tête nue. »

Cette histoire, pas si lointaine, car le ‘Hazon Ich est décédé en 1953, nous montre la récompense de la pudeur.

Évidemment, on ne nous demande pas d’avoir le comportement zélé de cette Kim’hi ou de la mère d’un Gaon mondial, mais ces histoires nous prouvent l’importance du respect de la tsniout, au moins lorsque l’on se trouve en dehors de chez soi.

Si un Cohen procédait à un sacrifice animal dans le Temple dépourvu de son turban, tout le service sacré était invalidé. Pire que cela, il commettait une grave faute envers le Ciel. De même, nous qui ne sommes pas moins importants que les prêtres du Temple, devons garder à l’esprit la noblesse et la récompense incommensurable que nous apporte la mitsva de se couvrir la tête.

Chabbat Chalom !

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Avner Nahum

Passionné de Torah et de littérature, je partage mon temps entre l'enseignement et les médias. Ma devise : vivement Chabbat !

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